Le futur de la durabilité dans l’immobilier à Paris

Le futur de la durabilité dans l’immobilier à Paris
Transactions Immobilières

 

Le secteur de l’immobilier à Paris comme ailleurs en France est l’un des plus polluants actuellement. En effet, avec plus de 4,8 millions de passoires thermiques rien que dans la métropole, le pays ne peut que réagir… Et pour ce faire, il réajuste la filière et se lance dans une politique farouche pour la durabilité et l’immobilier vert. Voici les détails.

L’immobilier durable en quelques mots

Le concept consiste à proposer des constructions qui sont responsables d’un impact environnemental moins important qu’auparavant. Le signal d’alerte a été lancé en 2016 par l’Ademe. En effet, à cette époque, l’organisme a identifié le secteur de l’immobilier comme l’un des plus grands consommateurs d’énergie du pays (45 % de la consommation totale annuelle). Face à ce constat, le gouvernement réagit et souhaite instaurer une vision plus durable et écologique. Celle-ci vise des changements en matière de consommation d’énergie, mais également en ce qui concerne l’utilisation des ressources primaires et le confort des résidents des bâtiments.

Les différents labels et certifications relatifs à l’immobilier durable

L’une des premières mesures que le gouvernement a prises pour faire la promotion de l’immobilier durable est l’obligation de fournir un DPE relatif au bien mis en jeu à chaque transaction. 

À cela s’ajoute le Grenelle de l’environnement. Il s’agit d’un ensemble de dispositifs auxquels les promoteurs immobiliers doivent se conformer pour rendre leurs projets plus respectueux de l’environnement.

Mais en parallèle à cela, l’État met en place différents labels et certifications qui permettent à tout un chacun de reconnaître les biens durables de ceux qui ne le sont pas. 

  • Le Label Bâtiment Basse Consommation ou BBC

Il fait partie de la Réglementation Thermique 2012 qui concerne l’immobilier neuf. Il fait référence aux constructions qui consomment moins de 80 % du seuil réglementaire pour le chauffage, la ventilation et l’éclairage des lieux. Concrètement, le label est octroyé aux biens qui consomment peu d’énergie et qui font montre d’un bon confort thermique tout au long de l’année.

  • La certification BREEAM

Le « Building Research Establishment Environmental Assessment Method » est un label britannique qui s’intéresse aux bâtiments neufs de tous types : locaux professionnels, logements, biens en construction ou qui viennent d’être rénovés… Il est appliqué dans de nombreux pays, dont la France depuis 2013. Il classe les propriétés du statut « Pass » à « Outstanding » (exceptionnel).

  • La certification Haute Qualité Environnementale ou HQE

Il s’intéresse à l’impact environnemental et au confort des bâtiments tertiaires publics et privés. Il étudie le bien sur différents angles : sa construction, son exploitation et sa rénovation. Son identique à l’international est le HQEI relatif aux immeubles non résidentiels. 

  • Le label Effinergie

Il est décerné aux biens en rénovation ou en construction selon leur consommation énergétique. Il évalue surtout leur isolation. Pour l’obtenir, il faut souvent dépenser 5 à 7 % de plus en matière de dispositifs d’isolation. Toutefois, l’économie d’énergie qui en résulte compense largement ce surcoût.

Les enjeux de l’immobilier durable

Si les mesures pour rendre la filière plus durable ont été établies et adoptées, ce n’est pas uniquement pour l’avenir de la planète. Ses enjeux sont plus vastes et inspirés d’un désir de changement venant des acteurs du marché de l’immobilier.

  • Réduire l’impact du secteur de l’immobilier sur l’environnement est devenu urgent

En plus de consommer beaucoup d’énergie, l’immobilier d’hier est aussi très polluant. Celui de demain se veut alors moins néfaste pour l’environnement. Pour faciliter la transition, des aides aux rénovations sont proposées aux propriétaires immobiliers. 

  • La préférence des acheteurs et des locataires va aux biens plus écologiques

Les consommateurs dans le secteur de l’immobilier sont de plus en plus exigeants en ce qui concerne la valeur verte des constructions qui leur sont proposées. Les résultats du DPE sont alors devenus un élément décisif pour eux. Ils sont même prêts à débourser plus d’argent tant que le bien est moins énergivore.

  • Les réglementations sont plus strictes

Les nouvelles normes contraignent les propriétaires immobiliers à devenir plus soucieux de l’impact que leurs biens peuvent avoir sur l’environnement. La Loi Climat promulguée en 2021, l’impératif du DPE dans les annonces de vente et de location, la réglementation thermique RT 2012, puis la RE 2020 définissent les standards à respecter. Ils contribuent à améliorer la qualité des bâtiments qui composent le parc immobilier du pays. 

Les solutions possibles pour instaurer un immobilier durable

Pour que l’immobilier durable puisse s’appliquer réellement, les actions à adopter doivent toucher à la fois le parc ancien et le neuf. Plusieurs solutions peuvent alors être avancées :

  • la rénovation énergétique des biens anciens 

L’existant peut être amélioré grâce aux technologies actuelles. Dans cette optique, le gouvernement vise à rénover jusqu’à 500 000 logements par an afin d’atteindre les normes du BBC d’ici 2050.

  • la construction de biens durables

Une grande partie des mesures prises concernent l’immobilier neuf. On préconise l’utilisation de matériaux durables et écologiques ou encore la promotion des énergies renouvelables.

  • la création d’espaces verts

On revient aux sources en incitant les constructeurs à inclure des espaces verts dans leurs projets. Il peut s’agir d’installer un jardin public ou un toit végétalisé. L’important est que chaque bâtiment dispose de son petit coin nature pour profiter de sa capacité à purifier l’air ambiant.

Publié le 03/04/2024