La taxe foncière a explosé l’an dernier, qu’en est-il pour 2024, notamment dans l’immobilier à Paris ?

La taxe foncière a explosé l’an dernier, qu’en est-il pour 2024, notamment dans l’immobilier à Paris ?
Financières, fiscales et notariales

 

Les redevables de la taxe foncière peuvent légèrement souffler cette année. Ils auront à subir une hausse (oui, encore) du montant de cette taxe en 2024, mais qui sera moins importante que les années précédentes, à hauteur de +3,9 %. Certaines villes maintiendront même les taux qu’elles ont appliqués en 2023. Voici les détails.

Rétrospective des trois dernières années

Pour rappel, la taxe foncière a fortement augmenté depuis ces trois dernières années. La hausse était telle que certaines villes, dont Paris, avaient subi une hausse de +7,1 % en 2023 contre +3,4 % l’année précédente. La taxe foncière s’était alors élevée à 20,5 % dans la capitale contre 13,5 % en 2023. Ce chiffre était pourtant le deuxième taux le plus faible appliqué dans la métropole. Mais il n’en reste pas plus représentatif de l’augmentation à laquelle les contribuables ont dû faire face.

Qu’en est-il en 2024 ?

Cette année encore, une hausse sera effective. Toutefois, la bonne nouvelle, c’est qu’elle sera moins élevée, de 3,9 %. L’augmentation va néanmoins varier d’une ville à l’autre.
Dans le détail, les grandes villes de plus de 100 000 habitants verront leurs taxes foncières monter d’environ 1,2 % cette année. 34 grandes villes sur 42 ont, en outre, décidé de conserver le même taux que l’année dernière. C’est notamment le cas de Dijon, Caen, Angers, Nîmes ou encore Montpellier. Les biens qui font partie du parc immobilier à Paris n’auront pas non plus à subir une taxe plus importante.

En ce qui concerne les villes abritant 40 000 à 100 000 habitants, la hausse est plus faible, à hauteur de +0,6 % en moyenne. Elles sont plus nombreuses à maintenir leurs anciens taux, à raison de 131 villes sur 154. Toutefois, certaines villes connaîtront une hausse importante, dont Nice (+19,2 %), Saint-Étienne (+15 %) ou encore Annecy (+14,1 %).

Quoi qu’il en soit, une hausse générale de 3,9 % est tout de même prévue pour tous les biens imposables de la taxe foncière. Ceci est dû au fait que le calcul de cet impôt prend en compte l’indice des prix à la consommation (IPCH), c’est-à-dire l’inflation. Or, ce chiffre est revalorisé chaque année et connaît cette fois-ci une hausse de 4 %, d’où cette répercussion sur la taxe foncière. 

À noter qu’il reste possible de réduire le montant de la taxe foncière, notamment en effectuant certains types de travaux, comme ceux qui sont en rapport avec les performances énergétiques du bien.

Publié le 14/06/2024